
Le jeudi 6 octobre, venez fêter avec nous à la Gaîté Lyrique la sortie de l'essai « La Prime vice. Comment bien faire n'est pas bon pour les affaires (et comment changer ça) » de Julia Faure et Guillaume Declair, cofondateurs de la marque de vêtements éthique Loom et du mouvement en Mode Climat.
RDV le jeudi 6 octobre à 19 heures
À La Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin
75003 Paris
Métro Réaumur-Sébastopol (lignes 4 et 4)
Inscription gratuite mais obligatoire
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En quelques décennies, les grandes entreprises sont parvenues à imposer un nouveau récit : il serait rentable d'agir de manière responsable. Inutile donc de leur imposer des contraintes supplémentaires, puisqu'elles s'améliorent spontanément, via leurs politiques de responsabilité sociale et environnementale (RSE).
En réalité, les entreprises les plus compétitives sont celles qui arrivent à réduire le plus leurs coûts, en les faisant payer au reste de la société. C'est pour cette raison que leurs impacts néfastes, qu'ils soient sociaux ou environnementaux, ne cessent de croître. En d'autres termes : il existe un avantage compétitif à mal faire, une « prime au vice ».
Quand ils ont cofondé, en 2017, Loom, une marque de vêtements responsable, Guillaume Declair et Julia Faure étaient convaincus que les entreprises qui « font les choses bien » finiraient par devenir leaders sur leur marché. Ils ont dû se rendre à l'évidence : ce sont les marques aux pires pratiques qui l'emportent, comme en témoigne l'emblème de l'ultra-fast-fashion, Shein, marque la plus vendue en France au détriment des enseignes historiques et des usines d'habillement qui enchaînent les faillites.
C'est la raison pour laquelle Guillaume Declair et Julia Faure ont lancé, en 2022, En Mode Climat, un mouvement d'entreprises dont l'ambition est de lutter contre l'impact environnemental du secteur textile, grâce à la mise en place de cadres législatifs contraignants. Cette coalition d'acteurs est notamment à l'origine de la loi anti-fast-fashion, adoptée à l'unanimité par le Parlement français en 2025. Car face aux dérives actuelles du système économique, il n'existe qu'une seule solution : changer les règles du jeu.