
Pour la sortie de son premier essai, « Erreur sur la marchandise », le jeune économiste Amine Messal discutera avec Vincent Edin, journaliste et directeur de la collection Les Incisives, de la façon dont le néolibéralisme et le libertarianisme actuels dévoient l'héritage intellectuel du libéralisme, et comment, sous couvert de défendre la liberté, leurs adorateurs imposent la loi du plus riche et du plus fort.
INSCRIPTION GRATUITE MAIS OBLIGATOIRE (voir lien)
Mercredi 25 mars, de 19 à 21 heures
Aux Canaux, 6 quai de Seine 75019 Paris, à côté du MK2 quai de Seine
Métro Stalingrad (lignes 2, 5 et 7)
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PRÉSENTATION DU LIVRE
Le néolibéralisme contemporain, récemment dégénéré dans le libertarianisme porté par Javier Milei ou Elon Musk, voue une défiance viscérale à l'idée de la moindre régulation. Or, l'intuition libérale classique était mue par le refus de l'autoritarisme politique et religieux, des privilèges et de l'arbitraire.
Comment, à l'héritage intellectuel des Lumières, a pu se substituer le sacre de l'égoïsme rationnel, avec une conception de la liberté réduite au seul champ économique ? Ce renversement absolu a cela de puissant qu'il permet de taxer de « liberticide » toute critique du système capitaliste, en dissimulant son pouvoir sur nos vies et les menaces réelles qu'il fait peser sur nos libertés fondamentales d'expression, de moeurs, de circulation, etc. Là où le libéralisme originel encensait la culture des contre-pouvoirs, le néolibéralisme fanatique et plus encore le libertarianisme autoritaire qui s'éveille rêve de monopoles sans limites et d'un exercice tyrannique du pouvoir.
Sans nier les contradictions de l'héritage libéral, Amine Messal revient aux racines de celui-ci et révèle l'arnaque des adulateurs contemporains d'une liberté dévoyée, devenue le moyen d'imposer la loi du plus riche et du plus fort une perspective en phase avec les idéologies les plus réactionnaires.