Samah Karaki décrypte notre fascination pour les génies et les héros au prisme des neurosciences dans “Contre les figures d’autorité”, qui est aussi un appel à raviver la force du collectif
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« Derrière chaque nom propre, chaque signature, chaque visage médiatique se rejoue un processus d’hypnose douce, un appel à suspendre notre jugement, à laisser une autorité organiser notre perception du monde. »
Partant du constat que nous accordons spontanément du crédit au nom posé en haut d’une couverture ou en bas d’un tableau, Samah Karaki analyse comment certaines figures d’autorité constituent une fiction cognitive, un mécanisme mental auquel notre cerveau est spontanément enclin. Il est en effet câblé pour chercher des intentions dans les textes, les images, les musiques.
Mais cette croyance est aussi construite politiquement, puisqu’elle privilégie certains noms et en invisibilise d’autres. Elle fabrique de l’exception, du prestige, du génie individuel au détriment du commun, et nous conduit à adhérer à une certaine organisation symbolique du monde : une hiérarchie qui valorise l’héroïque et l’unique, et marginalise l’anonyme, le collectif ou le mineur.
Au fil de sa réflexion, Samah Karaki nous montre comment notre cerveau, nos institutions et nos récits conjuguent leurs forces pour maintenir vivantes les figures d’autorité. Elle interroge ce que cette fidélité, presque réflexe, produit sur notre culture : quels noms nous retenons, quels autres nous oublions, et quelles formes d’art nous sommes capables ou incapables de reconnaître.
De là, elle nous enjoint à sortir de ces mécanismes et à faire émerger une écologie cognitive de la création et à distribuer autrement notre attention.
***
Un coup de cœur pour les libraires !
« Essai lumineux que voilà, qui dévoile les pièges cognitifs
de la fascination pour les “grands esprits”. En somme, un antidote
salutaire à l’argument d’autorité, une invitation stimulante à penser par
soi-même à l’ère des experts omniprésents et des idoles médiatiques. »
Thomas, Librairie Le Divan (Paris 15e)
« Samah Karaki poursuit sa réflexion pour décortiquer
les mécanismes qui président à la hiérarchie des œuvres,
des discours et des personnes dans notre culture.
Essentiel et passionnant pour enfin dépasser les questions
de cancel culture et le culte de l’auteur. »
Manon, Librairie LilosImages (Angoulême)
Samah Karaki décrypte notre fascination pour les génies et les héros au prisme des neurosciences dans “Contre les figures d’autorité”, qui est aussi un appel à raviver la force du collectif
Samah Karaki déconstruit la figure d’autorité, ses incarnations à travers l’histoire – une généalogie fortement émancipatrice
Ne pas se fier aux évidences, déconstruire les récits simplistes et rendre visibles les dynamiques collectives : Samah Karaki, autrice et neuroscientifique, explore les biais de nos savoirs et la fabrication des figures d’autorité
Dans le sillage de Laure Murat (“Toutes les époques sont dégueulasses”), Samah Karaki préconise de contextualiser les œuvres. Il ne faut évidemment pas y voir une condamnation, mais un exercice critique de compréhension. L’œuvre ne serait plus ce monument figé mais un objet dynamique, plus en lien avec le réel et les époques qui lui succèdent. Et pour cela, juge Samah Karaki, désacraliser la figure de l’auteur est indispensable
Nous vivons dans le culte de l’auteur. Une signature, auréolée de la reconnaissance institutionnelle, vaut argument d’autorité. Cette sacralisation de l’auteur appuie sur nos biais cognitifs pour mystifier nos jugements, au profit d’un système de domination capitaliste et colonial.C’est la démonstration passionnante que livre Samah Karaki dans son dernier essai, “Contre les figures d’autorité”
Dans son dernier essai, “Contre les figures d’autorité”, paru le 23 janvier 2026, Samah Karaki analyse notre besoin de déléguer la fabrication de sens, dans un monde saturé d’informations et d’ambiguïté. De l’artiste à l’entrepreneur charismatique, du management à la politique, l’autorité procède d’une stratégie cognitive qui peut nous égarer si on ne l’interroge pas
Samah Karaki continue d’imbriquer, avec dextérité, la vulgarisation des études sur le fonctionnement de notre cerveau et les luttes politiques contemporaines des minorités
« Si on désacralise l’auteur, l’œuvre devient aussi propriété de son public, elle devient négociée. Elle n’est plus un musée, elle devient un laboratoire, un champ d’expérience, une cocréation. »
« La défense de la liberté est-elle compatible avec l’organisation capitaliste du monde ? »
« Il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un juif que de jouer au Scrabble avec Klaus Barbie. » Pierre Desproges
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« Le livre le plus radical, intelligent, clairvoyant précis, révolutionnaire, indispensable... que j’ai lu sur le sujet. » Aurélien Barrau
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« Finira-t-on par s’entendre ? C'est la bonne question, une question d’urgence. » Reine Prat
Comment la mode du développement personnel exacerbe l'individualisme et détourne de l'engagement collectif.
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« Il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un juif que de jouer au Scrabble avec Klaus Barbie. » Pierre Desproges
« L’art peut servir de détonateur, être l’étincelle qui met le feu aux poudres. » Ken Loach Nouvelle édition revue et enrichie, et préfacée par l’acteur Swann Arlaud Avec Frank Barat
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Une analyse de l’entre-soi des élites Préface d’Eric Vuillard
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Une analyse sans concession de la filière du recyclage, et un appel à construire une gestion démocratique de nos ressources.